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Cancer pendant la grossesse : quels sont les risques ?

Réf. PP-ONC-FRA-0469

Cancer et grossesse : un dilemme entre annonce difficile et heureuse nouvelle... Que la grossesse survienne avant, pendant ou après le traitement contre le cancer de votre proche, elle sera prise en compte par l’équipe soignante et va imposer des choix thérapeutiques bien particuliers.


 Le cancer pendant la grossesse 

On distingue deux grandes situations : le cancer est diagnostiqué alors que votre proche est enceinte, ou bien elle découvre sa grossesse alors qu’elle va être traitée pour un cancer. Les choix thérapeutiques vont alors dépendre de différents paramètres : 

  • la localisation de la tumeur primitive, qui peut être déterminante pour discuter de la poursuite ou non de la grossesse,
  • le type de traitement justifié par la tumeur, qui peut-être incompatible avec la poursuite de la grossesse,
  • la taille, l’extension de la tumeur, l’agressivité des cellules tumorales, leur vitesse de croissance vont être prises en compte par l’équipe médicale pour déterminer la stratégie thérapeutique et le caractère d’urgence du traitement.
Bon à savoir

Tous les examens médicaux ne sont pas toujours possibles pendant la grossesse
  • les examens diagnostiques comme la mammographie et la radiographie pulmonaire sont tolérés mais doivent être limités,
  • l’échographie et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) peuvent être effectuées sans risque car elles n’entraînent pas d’irradiation, 
  • en revanche, les examens comme la tomodensitométrie (scanner) et les examens de médecine nucléaire qui emploient des radio-isotopes sont déconseillés(1).

Toutes les décisions seront toujours prises en tenant compte de la sécurité de la patiente et de la dangerosité éventuelle pour l’enfant. 
Votre proche pourra poursuivre sa grossesse dans les cas suivants : 

  • si un traitement chirurgical seul est décidé et qu’il ne présente pas de risque majeur, 
  • si la grossesse est bien avancée et permet d’attendre l’accouchement pour mettre en place les traitements nécessaires,
  • si le stade de la grossesse permet d’utiliser les traitements.

Malheureusement, il se peut que la poursuite de la grossesse ne soit pas envisageable :

  • si votre proche ne souhaite pas mener de front son combat contre le cancer et sa grossesse,
  • si les traitements qui sont nécessaires sont incompatibles avec la grossesse,
  • s’il est déraisonnable d’attendre l’accouchement pour traiter votre proche.

Dans tous les cas, l’équipe soignante est à l’écoute et disponible pour informer et conseiller, mais c’est à votre proche de décider(1).

 Qu’en est-il d’une grossesse après les traitements ? 

Si les traitements progressent, ils présentent tout de même des effets secondaires assez fréquents sur la fertilité des femmes. De plus, en fonction de l’âge et des traitements que votre proche aura reçus, le délai d’attente imposé pourra avoir une influence négative sur la probabilité d’une grossesse. En moyenne, il est recommandé d’attendre au minimum 6 mois après la fin des traitements.

Il n’existe pas de moyen reconnu comme efficace pour préserver la fonction ovarienne. Il est donc essentiel que votre proche parle de son désir de grossesse dès que possible avec l’équipe soignante, afin de discuter en concertation des solutions qui peuvent s’offrir à elle.

 

Référence
1. LNCC. Grossesse et cancer ? Grand public. Edition actualisée Novembre 2010.

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